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France-Maroc : de 2018 à 2022, Deschamps ne prend pas les mêmes et recommence

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Le groupe de Didier Deschamps, qui affronte ce mercredi le Maroc en demi-finale de la Coupe du monde, cherche la continuité du titre de 2018 dans un inévitable renouvellement des générations et des personnalités.

Au premier plan, Marcus Thuram, Youssouf Fofana et Dayot Upamecano à l’entraînement, le 24 novembre. (Franck Fife /AFP)
ParGrégory Schneider
envoyé spécial à Doha
Publié le 13/12/2022 à 20h00

Une histoire de photo toute bête. Mais les grandes histoires sont toujours quelque part dans les petites. Deux jours avant le quart victorieux contre la sélection anglaise, Youssouf Fofana s’est vu demander en quoi l’ambiance au sein du groupe France le portait, lui. Et s’il avait en plus l’amabilité d’illustrer… Le milieu monégasque s’en est étonné : «Je suis surpris que vous m’en parliez [encore, veut-il dire]. C’est… normal. Dans une compétition comme ça, l’ambiance est très importante.» Un truisme et une erreur : une fois le quart de finale avalé, son sélectionneur, glacial, est venu expliquer devant les micros que si les Bleus n’avaient pas empilé les succès depuis trois semaines, ses cadres seraient en train de faire entendre leur son de cloche en sous-main aux journalistes de confiance. Ainsi va le foot. Bref.

Fofana fait son âge (23 ans), il livrait encore des pizzas voilà six ans – «j’avais besoin d’argent, c’était une bonne solution» – parce que l’Institut national du football de Clairefontaine l’avait trouvé un peu court et il n’a pas domestiqué, grand bien lui fasse, les us et coutumes du monde qui l’attend. Du coup, il a donné une anecdote, ce que la plupart de ses partenaires chez les Bleus auraient évité de faire. «Ben… il y en a plein mais comme ça, je pense à l’entraînement d’hier. On a terminé avec un petit match et nous, les joueurs, on ne savait pas quelle était l’équipe gagnante. On demande au coach : il ne sait pas non plus. Bon, c’est e

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