Quand Kylian Mbappé s’est présenté devant les micros ce mercredi 12 novembre, veille du match contre la sélection ukrainienne au Parc des princes et du dixième anniversaire des attentats du 13 Novembre, il n’a pas attendu que la première question tombe. «Tout le monde sait à quel point ce jeudi sera une journée spéciale, dans le mauvais sens du terme, a posé d’emblée le capitaine tricolore. On voulait avoir une pensée pour toutes les personnes qui ont perdu leurs proches, qui ont pu être touchées, blessées, que ce soit mentalement ou physiquement. On va essayer de rendre hommage à toutes ces personnes, que ce soit dans la journée ou pendant le match, et de mettre des sourires sur les visages des personnes qui vont venir au stade. On veut faire comprendre aux Français que bien qu’il y ait une place en Coupe du monde qui se joue, il y a des choses bien plus importantes, et on n’est pas déconnectés.»
De fait, le sélectionneur, Didier Deschamps, a posé le cadre, parlant d’un «devoir de mémoire et de compassion» devant ses joueurs dès leur arrivée à Clairefontaine lundi. Manière de tirer le fil entre ceux qui porteront le maillot bleu contre les Ukrainiens et leurs prédécesseurs, qui jouaient au football contre la sélection allemande il y a dix ans jour pour jour, quand un kamikaze s’était fait sauter à une centaine de mètres de là,




