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Le foot en multipropriété : le RC Strasbourg, Liam Rosenior et les masques qui tombent

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L’entraîneur du club alsacien, actuel septième de Ligue 1, pourrait prendre les commandes du FC Chelsea, mastodonte de Premier League. L’aboutissement d’une logique capitalistique contestée.

Liam Rosenior, au stade de la Meinau à Strasbourg, le 29 octobre 2025. (Sébastien Bozon/AFP)
Publié le 05/01/2026 à 15h19

Comme un air de communisme, quand un joueur changeait d’équipe au gré de mutations décidées au niveau étatique et recevait sa nouvelle affectation par courrier. Dimanche, l’entraîneur du Racing Club de Strasbourg, Liam Rosenior, s’est envolé pour Londres et un contrat au Chelsea FC, vaisseau amiral de la galaxie BlueCo, un consortium d’investisseurs américains qui a racheté le club alsacien en 2023. En termes de carrière, Rosenior n’est (encore) personne pour coacher le mastodonte de Premier League, n’ayant conduit le Racing qu’à une qualification pour la peu reluisante Ligue Europa Conférence la saison passée et dont la formation n’occupe aujourd’hui que la 7e place de Ligue 1 en ayant dépensé plus de cent millions d’euros sur le marché des transferts cet été, record hexagonal devant le Paris-SG.

Mais voilà : Rosenior fait jouer des jeunes, moins de 22 ans de moyenne d’âge cette saison, soit la plus basse d’Europe après un club letton. Et BlueCo compte valoriser son portefeuille de joueurs, celui-ci étant forcément plus rutilant à Chelsea (plus de 600 millions d’euros de budget annuel) qu’en Alsace. Rosenior y gagne un job de rêve, BlueCo fait comme il veut et le président du Racing Marc Keller, qui avait racheté le club pour un euro symbolique en 2012 avant de l’arracher aux divisions amateurs et le réinstaller dans l’élite, a accompagné Rosenior à l’aéroport de Strasbourg dimanche, payant le sandwich et la bouteille d’eau pour faire patienter le coach anglais avant son vol

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