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Le footballeur toulousain Aron Dönnum suspendu deux matches pour «comportement blessant», le caractère raciste pas retenu

Le Norvégien avait agité la main devant son nez, face à son adversaire havrais Simon Ebonog. Accusé de racisme, le joueur du Toulouse Football club s’est défendu en évoquant la «mauvaise haleine» de son vis-à-vis.

Aron Dönnum à Toulouse, le 23 novembre 2025. (Lionel Bonaventure/AFP)
Publié le 27/11/2025 à 11h26

Les instances du foot français ont finalement estimé que le geste n’était pas raciste. Le joueur de Toulouse Aron Dönnum a été suspendu deux matches ferme par la commission de discipline pour «comportement blessant» envers le Havrais Simon Ebonog, a annoncé la Ligue de football professionnel mercredi 26 novembre au soir.

Les faits s’étaient déroulés le 2 novembre lors du match de Ligue 1 entre le TFC et Le Havre (0-0). Après un duel engagé, le Norvégien de 27 ans avait agité sa main devant son nez, comme pour chasser une mauvaise odeur, devant le joueur havrais de 21 ans, né à Yaoundé au Cameroun et sélectionné à deux reprises en équipe de France espoir.

«C’est quoi ?»

Ce geste avait été jugé raciste par l’entraîneur havrais Didier Digard, très en colère ce soir-là. «Si on dit que c’est pas pour du racisme c’est quoi ? C’est juste dire à mon joueur qu’il pue ?», s’était-il interrogé après le match.

Aron Dönnum a fermement démenti ces accusations. «Il s’approche de moi, je peux sentir son haleine et elle sent mauvais, cela n’a rien à voir avec du racisme», avait-il expliqué. Le Toulouse football club avait de son côté critiqué des «accusations infondées et particulièrement graves […], ainsi que l’instrumentalisation du geste en question». Plusieurs joueurs de son équipe lui avaient aussi apporté leur soutien.

La sanction administrative de Dönnum prendra effet à partir du 2 décembre, a précisé la LFP. Le joueur n’est donc pas suspendu pour la rencontre Marseille-TFC prévue samedi, comptant pour la 14e journée de Ligue 1.

Par ailleurs, la justice civile s’est aussi penchée sur l’affaire. Le parquet de Toulouse a ouvert le 20 novembre une enquête préliminaire pour injure publique en raison de la race concernant le joueur norvégien.

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