Les près de 70 000 spectateurs du stade Moulay-Abdellah de Rabat se réveilleront sûrement aphones, ce jeudi 15 janvier. Et peut-être aussi avec des bourdonnements dans les oreilles. Pendant plus de trois heures, ils ont hurlé, sifflé, chanté pour accompagner les Lions de l’Atlas – l’équipe de football du Maroc – au bout du suspense. En attendant un but qui ne venait pas. Et ce n’est que vers minuit, au terme d’une séance de tirs au but à rebondissements (0-0, 4 t.a.b à 2) face au Nigeria, qu’ils ont enfin pu laisser éclater leur joie. Dans un rugissement assourdissant, les Lions de l’Atlas se sont hissés, pour la troisième fois de leur histoire, en finale de la coupe d’Afrique des Nations. La leur.
Bronca infernale
Aucune des deux équipes n’a su trouver le chemin des filets ce mercredi soir, mais l’essentiel était ailleurs. «C’était écrit, on ne pouvait que se qualifier, lâche un supporter à la sortie du stade. On s’en fout de la manière, là, nous sommes arrivés à un stade de la compétition où l’important, c’est de gagner.» Malgré une domination dans le jeu et beaucoup d’occasions, les attaquant




