Le foot, le cosmos et la jungle. Où les grands fauves vivent seuls. On s’est pointé samedi 6 décembre au stade de la Beaujoire à Nantes, pour voir le Racing Club de Lens défendre un «trésor», on cite l’entraîneur artésien Pierre Sage : la place de leader de cette bonne vieille Ligue 1. Devant le Paris Saint-Germain ou l’Olympique de Marseille. Soit une équipe affichant une masse salariale ramenée de 65 à 27 millions d’euros en deux ans chipant les clés du royaume à des clubs qui ne comptent pas, ou qui font semblant de compter pour qu’on les plaigne. Et on a vu les Lensois repartir avec la victoire (2-1), le fameux «trésor» (ils seront leader tout pareil à l’attaque du prochain week-end), un sourire jusqu’aux oreilles et des moments épiques à raconter à leurs propres enfants dans quinze ans.
L’or et l’amour. Le cosmos : centre de Ruben Aguilar (32 ans) et tête de l’international tricolore Florian Thauvin (le même âge) pour mettre les Sang et Or aux commandes du match peu après la demi-heure. Et l’attaquant des Bleus qui affiche un sourire farceur et mystérieux après la rencontre : «Avec Ruben, c’est une connexion de longue date.» «Quand on était gosses, on a été formés ensemble à la Poterne, le centre de formation de Grenoble, a détaillé ensuite le défenseur. On avait des chambres à côté l’une de l’autre. Mais on ne va pas tout vous raconter [des 400 coups qu’ils ont faits à l’époque], vaut mieux pas.» Une demi-vie a passé pour chacun. Un titre Mon




