Pour n’avoir pas senti le vent de ce drôle de match, disputé à huis clos dans un stade à 80 000 places, les Bleus ont coincé (1-1) à Saint-Denis pour leurs grands débuts dans les éliminatoires qataris face à une sélection ukrainienne pauvre en talent mais tip-top dans l’attitude, l’éternelle leçon du lièvre et la tortue. Huit joueurs du onze type champion du monde en juillet 2018 à Moscou au coup d’envoi : Didier Deschamps avait pourtant pris la sélection ukrainienne au sérieux, si tant est que reconduire les mêmes joueurs à près de trois ans d’intervalle (il n’est pas interdit de penser que les choses du football ont évolué) répond au qualificatif de «sérieux» - disons plutôt «rassurant», du moins aux yeux du sélectionneur. Il faut reconnaître aux mondialistes quelque chose au niveau de la discipline, de la densité collective : très vite, Oleksandr Zinchenko et ses hommes ont pris acte d’une sorte d’infériorité (ils sont venus en prendre 7 à Saint-Denis en amical en octobre) et se sont repliés sur leur but en attendant que le temps passe.
Et il est passé lentement. Sur l’aile droite tricolore, l’attaquant des Bleus Kingsley Coman a martyrisé la défense à cinq ukrainienne, aux abois dès la première minute. Discret par ailleurs, Antoine Griezmann enroula un amour de ballon du gauche depuis le coin droit de la surface adverse hors de portée du gardien (1-0, 19e) pour mettre les Bleus aux commandes d’un match d’un bloc, survolé : le VAR (assistance vidéo) aurait pu invalider cel




