Il y aura eu deux mi-temps radicalement différentes pour un vainqueur. Le Paris Saint-Germain a raté son premier gros test de la saison en Ligue des champions en s’inclinant (1-2) au Parc des princes face au Bayern Munich ce mardi 4 novembre. Pas un drame d’un point de vue comptable, puisqu’on ne parlait là que du 4e match de poule d’une compétition qui en propose 8 et que le club francilien a remporté les trois premiers. Et qu’une défaite (déjà) face à Munich à l’automne n’avait pas empêché les Parisiens d’être sacrés au printemps la saison dernière. Mais tout de même, ça reste moyen pour la confiance, surtout au vu des circonstances.
Absence coupable
Les Parisiens ont été cueillis d’entrée de match (4e minute). Sur un ballon perdu par Dembélé au milieu de terrain, le Bayern a rapidement enchaîné : Gnabry lance Olise qui bute sur Chevalier. Mais le gardien français renvoie la balle sur Luis Diaz qui ajuste un but presque vide. Marquinhos tente bien de repousser le ballon sur la ligne mais il n’y avait pas grand-chose à faire. 0-1.
En revanche, le capitaine parisien est comptable du deuxième but bavarois (32e). Après avoir maîtrisé Kane à l’entrée de la surface, Marquinhos a eu un moment d’absence coupable. Quelque chose de fugace, pas plus d’une seconde, mais qui à ce niveau ne pardonne pas. En l’occurrence, de quoi permettre à Luis Diaz de récupérer la gonfle dans ses pieds avant d’ajuster Chevalier pour le 0-2. La séquence ne manquera pas de relancer les discussions autour du mental supposément friable du défenseur brésilien en Ligue des champions.
Un grand Neuer
Luis Diaz aura été définitivement l’homme de la première mi-temps en allant, juste avant la pause (45e), découper Achraf Hakimi d’un tacle aussi peu maîtrisé que dévastateur. Le Marocain est sorti du terrain sur une jambe, le Colombien sur ses deux pattes mais lesté d’un carton jaune devenu rouge après que l’arbitre eut révisé son jugement en allant revoir le film d’horreur sur l’écran du VAR. Deux buts, une cheville, il était bien temps de fermer les comptes. Et avant Hakimi, Dembélé était aussi sorti sur blessure.
A 11 contre 10, la seconde mi-temps a évidemment été plus favorable au Paris Saint-Germain, prenant la plupart du temps les airs d’un siège sur le but munichois. La défense bavaroise a tenu longtemps, sauvée par un pied, un dos et, surtout, un grand Manuel Neuer dans les cages. A la 74e minute, l’immense gardien allemand n’a toutefois rien pu faire sur une reprise de volée de Joao Neves sur un centre de Lee Kang-in déposé à quelques mètres de sa ligne. 1-2. Mais malgré une pression toujours plus grande, jusqu’à un Chevalier venu dans la surface adverse disputer le dernier corner, le score en sera resté là. Ce Bayern aux désormais 16 victoires d’affilée est létal quand il le faut et résistant même à un joueur de moins.




