Le beau, le vrai et le juste : tout le foot quelque part là-dedans. Il suffit d’un match nul dans la Volkswagen-Arena de Wolfsburg mercredi soir, dans une ambiance pré-apocalyptique de huis clos appelée à s’abattre sur tout le foot européen, et le Lille Olympique Sporting Club (Losc) forcera contre toute attente les portes du top 16 européen et des huitièmes de finale hivernaux, un exploit aussi considérable – on parle de sport, l’écho médiatique, c’est autre chose – que l’accession d’un club comme le Paris-SG à la finale de Saint-Pétersbourg fin mai.
Et le groupe lillois navigue dans des réalités mouvantes, souvent invisibles. Qui n’appartiennent qu’à ceux qui respirent dans un mélange d’intensité et de vents contraires : plusieurs vies en une. Une drôle d’affaire a parasité l’approche du grand soir et si elle ne touche pas directement le secteur sportif, elle raconte un club à plusieurs voix, où les brèches apparaissent comme naturellement : une rafale de contaminations au Covid-19 (on en comptabiliserait une trentaine) parmi les services administratifs sis au domaine de Luchin, sur la frontière belge, a conduit trois salariés à alerter la médecine du travail pour laxisme dans les mesures de protection prises – à commencer par le télétravail – dès les premiers cas constatés. La menace porte aussi sur le groupe professionnel, en lien avec




