On peut prendre la Ligue des champions dans tous les sens et arguer du manque de recul des acteurs vis-à-vis d’une formule new look vieille d’un an seulement : arrive un moment où, pour avancer dans le classement, il faut prendre des points. Et comme il en fallait 11 en huit matchs pour s’extirper de la phase de poule l’année dernière, peut-être 10 seulement cette saison selon l’entraîneur du Benfica Lisbonne, José Mourinho, qui prêche pour sa paroisse (son équipe est à la rue, 35e sur 36), l’Olympique de Marseille, qui reçoit Newcastle mardi 25 novembre pour le compte de la 5e journée, est mécaniquement au pied du mur.
Trois points seulement au compteur, Liverpool au Vélodrome et le Club Bruges en Belgique à venir : nul besoin de sortir le boulier pour sentir les prémices d’un possible drame. Et l’entraîneur phocéen, Roberto De Zerbi, affichait ce lundi une solennité nouvelle. Teintée d’un mélange particulier chez lui de fatalisme et d’agacement, comme s’il amorçait un pas de retrait, au moment d’évoquer la rafale de blessés (le milieu offensif Hamed Junior Traoré, les défenseurs Facundo Medina et Nayef Aguerd) qui l’empêche, selon lui, de faire jouer la concurrence interne, ce qui consisterait dans les faits à mettre des coups de pied aux fesses des joueurs profitant de l’indisponibilité des internationaux ivoirien, argentin et marocain.




