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Controverse

Lucas Chevalier, gardien du PSG et des Bleus, pris dans les filets de la polémique pour un like pro-RN sur les réseaux

Le joueur de 24 ans est la cible de critiques depuis ce week-end pour avoir «aimé» sur Instagram une séquence vidéo liée à l’extrême droite. Il a démenti dans la nuit de dimanche à lundi, assurant avoir cliqué par erreur.

Lucas Chevalier à Camphin-en-Pévèle (Nord), centre d'entraînement du club de Lille où il évoluait avant de signer au PSG cette saison. (Stéphane Dubromel/Hans Lucas pour Liberation)
Publié le 10/11/2025 à 11h51

Une erreur de doigt dommageable pour un gardien de but. Le dernier rempart du PSG et de l’équipe de France, Lucas Chevalier, a plaidé le «like» accidentel pour justifier sa mention «J’aime» apposée dimanche 9 novembre sur un post Instagram en lien avec l’extrême droite.

Ce dernier, publié par le compte «spittinfakt», est une séquence vidéo tirée d’une émission de débat sur la chaîne parlementaire LCP la veille. Julien Aubert, vice-président des Républicains, y déclare préférer voter pour le Rassemblement National en cas de second tour face à La France insoumise à la prochaine présidentielle. Cela, en plein rapprochement des droites.

«Action accidentelle»

Une position que Lucas Chevalier «ne partage pas, bien évidemment», affirme-t-il en préambule d’un long message écrit sur la même plateforme Instagram dans la nuit de dimanche à ce lundi. «Je ne cherche pas à vous convaincre mais il est désolant de savoir qu’en scrollant et en laissant un like sans s’en être rendu compte sur une publication, et que au réveil de votre sieste pour préparer le match, vous êtes informé que votre image est salie de haut en bas pour une action accidentelle, ça m’emmerde», poursuit Lucas Chevalier dans cette même «story».

Selon le journal le Parisien, qui cite une source interne au PSG, le portier du club parisien serait «tombé de l’armoire» lorsqu’il a été prévenu de la polémique, quelques heures avant le match contre l’OL dimanche soir.

S’adressant à ses followers, la recrue estivale des champions d’Europe 2025 insiste et balaye toute proximité avec l’extrême droite : «Je ne suis pas là pour vous étaler mon éducation et mes revendications politiques car je suis avant tout footballeur. Mais il est certain que toute personne qui me connaît, sait très bien à quel point je suis une personne dont mes parents et ma famille m’ont inculqué des valeurs, du respect, et qu’en aucun cas je me permettrais de penser ces choses-là, certifie Lucas Chevalier. Mais le mal est fait et les choses ont été prononcées à mon égard.»

L’ancien gardien lillois fustige en outre le comportement et les critiques de certains internautes, coupables selon lui d’avoir relayé sa mention et contribué à alimenter la controverse. «Vous avez essayé de me faire passer pour un facho, et ce n’est pas moi que vous visez, mais ma famille entière. Je ne me mettrais jamais en victime mais les limites ont été dépassées, et de très loin», fustige-t-il.

Rassemblement de l’équipe de France

Quelques politiques ont déjà profité pour s’engouffrer dans la brèche de la récupération, à commencer par Eric Ciotti. L’ex-président de LR, désormais passé à l’extrême droite avec son parti UDR, a soutenu le gardien du PSG qu’il a présenté comme une «victime d’injures racistes pour avoir aimé une publication appelant à voter RN contre LFI». «Le racisme est insupportable y compris le racisme anti blanc !», a lancé Ciotti sur X.

Lucas Chevalier figure dans le groupe de l’équipe de France retenu par Didier Deschamps, qui doit se rassembler à partir de ce lundi à Clairefontaine. Dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde 2026, les Bleus doivent affronter l’Ukraine jeudi, puis l’Azerbaïdjan dimanche.

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