On s’est pointé samedi soir au Roazhon Park de Rennes pour voir les locaux expédier (4-1) une étrange équipe monégasque, tout en surimpression : il s’y passe des choses que l’on devine, mais que l’on ne voit pas. Et on a entendu Paul Pogba parler du diable. Le milieu international de l’AS Monaco se tenait là, dans un couloir du stade, devant une douzaine de micros ou smartphones. Son éternelle posture, on veut dire celle qu’on lui connaît depuis ses débuts internationaux en 2013 (91 sélections), nous est revenue comme un flash : pas vraiment hésitant, mais pas sûr de lui pour autant. Des mots auxquels il n’accorde pas la moindre signification, qui ne disent rien de lui ou de ses tourments, mais qu’il devine importants pour ses interlocuteurs. Alors, il les jette en l’air. On les ramasse, d’accord.
On est venu pour ça. Mais on les met où ? On en fait quoi ? A minima, on transmet. Quand il a basculé sur le diable, Pogba, 32 ans, évoquait le découragement. A Rennes, le natif de Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne) est sorti des limbes pour toucher 17 ballons lors d’un match de compétition et arracher quelques minutes de jeu au relais d’un dénommé Mamadou Coulibaly, 21 ans, et une poignée de matchs seulement lors des deux dernièr




