Le Paris-SG inaugurera sa saison de Ligue des champions mardi au Parc des princes contre la Juventus de Turin (1), son ex-meilleur ennemi pour ceux que le vintage amuse encore, et les champions de France, redessinés de la cave au grenier cet été, offrent le spectacle paradoxal et contre-intuitif d’un théâtre inversé : le terrain pour mentir un peu, la coulisse pour dire les choses.
La grande affaire de ce début de saison est toute fraîche : la mise sur le banc de Neymar samedi à Nantes (3-0 pour les Parisiens), incroyable audace à l’échelle de ces dernières saisons, que l’entraîneur Christophe Galtier a été sommé d’expliquer dès qu’il s’est posé devant un micro. «C’est toujours le risque de casser une dynamique si le joueur n’accepte pas la décision, a expliqué Galtier, manière de dire qu’il sait manœuvrer au plus serré. J’ai eu une discussion avec lui vendredi. Il était déjà sorti à Toulouse [mercredi, 3-0 aussi] avec de la fatigue et des coups reçus. J’ai pris la décision et il l’a bien acceptée.» Ou pas.




