Si Rolland Courbis n’est pas le premier dans le foot à avoir eu plusieurs vies, il demeurera l’un des rares à en avoir mené plusieurs de front et on s’est souvent expliqué ainsi le petit temps de suspension qu’il se ménageait quand on lui posait une question en privé : il lui fallait d’abord savoir quel personnage, ou quelle fonction il habitait. Ses ressources n’avaient pas de limite. Sommé de se trouver des ascendances grecques pour forcer à 20 ans les portes de l’Olympiakos Le Pirée et d’un championnat fermé aux étrangers, le défenseur qu’il était avait miraculeusement exhumé un grand-père originaire de Thessalonique ; le genre d’histoire, et il en avait mille, qui fascinait depuis les vestiaires jusqu’aux journalistes qu’il côtoyait comme consultant depuis plus de vingt ans.
Affaibli depuis plusieurs mois, Rolland Courbis est mort ce lundi 12 janvier au matin. Il avait 72 ans. Durant sa carrière de joueur déroulée entre l’Olympique de Marseille en 1973 et sa dernière année toulonnaise avec les frères pétards Luigi Alfano et Jean-Louis Berenguier en 1985, avec lesquels il forma l’une des défenses les plus «dissuasives» des temps héroïques du foot hexagonal, il aura entassé près de 400 matchs en Ligue 1. Soit moitié moins que lors de sa carrière d’entraîneur déroulée au SC Toulon, à




