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Interview

Strasbourg, Lyon, Manchester City… avec la multipropriété, «le football devient vraiment un actif comme un autre»

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Economiste au CNRS, Luc Arrondel décrypte les raisons et les limites de la tendance à la multipropriété dans le foot alors que des supporteurs de Strasbourg ont à nouveau manifesté, dimanche 18 janvier, contre ce modèle.

Les supporteurs du RC Strasbourg en colère au stade de la Meinau, le 30 novembre 2025, à Strasbourg. (Emilian Baldow/Icon Sport)
Publié le 19/01/2026 à 11h42

Elles font désormais partie du paysage du football professionnel. Encore rarissimes au début des années 2010, les organisations regroupant plusieurs clubs, répartis dans différents pays, se multiplient. En Ligue 1, plus de la moitié des équipes sont intégrées dans des structures de multipropriété. Un modèle qui bouleverse l’économie du football et fait perdre aux clubs leur identité, comme l’ont à nouveau dénoncé les supporteurs de Strasbourg, dimanche 18 janvier. Pour Luc Arrondel, économiste au CNRS spécialisé dans le football, cette tendance nouvelle illustre une «financiarisation du football», où les clubs deviennent des «actifs comme les autres».

On entend beaucoup parler de la multipropriété dans le football aujourd’hui. A quel point est-ce un phénomène récent ?

Il y a eu des cas dans les années 90, avec par exemple Canal + qui détenait le PSG, mais aussi le Servette FC à Genève, ou encore le groupe Enic qui possédait des clubs à Athènes, Prague, Venise et Bâle. Il y a eu d’autres situations ensuite, mais c’est surtout dans les années

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