Une vie de foot à travers les rencontres qui guident les pas du joueur : Yvon Mvogo, le gardien international suisse du FC Lorient, en déplacement à Nantes dimanche 23 novembre pour le compte de la 13e journée de Ligue 1, s’est posé pour parler de ceux qui ont éclairé son chemin ou l’ont ouvert aux rudes nécessités de son sport. Dans son cas, cela revient à voyager : du Cameroun où il est né jusqu’à la Bretagne depuis l’été 2022 en passant par la Suisse, l’Allemagne et les Pays-Bas, Mvogo rappelle qu’une carrière de joueur est par nature itinérante et le plus souvent transfrontière, celle-ci se nourrissant au gré de mutations à la fois choisies et subies, quand le footballeur doit aller chercher du temps de jeu ailleurs. Comme d’autres, le Suisse de 31 ans y a puisé une certaine richesse, qu’il a détaillée au sortir d’un entraînement ensoleillé.
La mère, le Cameroun et l’aura d’un gardien mythique
«Ma mère s’en prenait parfois aux joueurs qui rataient un truc, mais Thomas N’Kono était intouchable»
«Je n’ai pratiquement pas connu mon père. On a quitté le Cameroun quand j’avais 6 ans, je n’ai pas beaucoup de souvenirs mais les bribes qui me restent sont justement liées au foot et à ma mère. Elle n’avait jamais joué, ce qui ne l’empêchait pas d’être une fervente supportrice (rires).
«Je me rappelle qu’on regardait les Lions indomptables [la sélection nationale camerounaise, ndlr] en Suisse avec ma mère, elle me parlait beaucoup de Thomas N’Kono [gardien, 90 sélections, un des plus grands joueurs africains toutes époques confondues]. Les matchs du Cameroun étaient des moments de partage, il y avait beaucoup de j




