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Reportage

Décibels, arrosage, sono… Le hockey sur gazon teste son écrin olympique à Colombes

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Une série de tests amicaux oppose ce week-end Français et Allemands au stade Yves-du-Manoir, épicentre mythique des JO de 1924, qui accueillera cet été une discipline en voie de professionnalisation, et nourrissant des chances de médailles bleues.

Samedi 4 mai 2024, au stade Yves-du-Manoir de Colombes (Hauts-de-Seine), lors de la rencontre de «test event» avant les Jeux olympiques entre la France et l'Allemagne. ( Aurélien Meunier/AFP)
Publié le 05/05/2024 à 15h58

Chaise pliable, petite table, iPhone prêt à filmer, une dame s’affaire au dernier étage d’une tour de la cité des Musiciens, à Colombes (Hauts-de-Seine). C’est samedi soir, il fait soleil, et le spectacle ne se résume pas, cette fois, aux avions qui se succèdent dans le couloir de décollage de Roissy-Charles de Gaulle. Aux pieds des tours résonnent les tout premiers hymnes du stade Yves-du-Manoir, à peine sorti du carton. Les sièges sont encore enveloppés de plastique, les gradins, riches de 13 000 places, émergent de la terre brute, et des techniciens se baladent avec de petites consoles chargées de capturer les décibels.

Il y a un siècle, des machinistes d’un autre temps devaient s’agiter pour préparer Yves-du-Manoir à devenir l’épicentre des JO de 1924, les derniers du baron Pierre de Coubertin. A l’époque, on hissait le drapeau olympique après une sonnerie de trompette, un coup de canon, et la proclamation du président Gaston Doumergue. «On a vu l’enceinte prendre forme petit à petit, c’est un stade mythique. Tout est quasi parfait», se réjouit Frédéric Soyez, le sélectionneur de l’équipe de France masculine de hockey sur gazon. Dans les vestiaires, ses joueurs ont même pu s’immerger dans les piscines de glaçons destinées à la récupération.

Préparation «quasi militaire»

Sur le synthé, «qui accroche e

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