Chaise pliable, petite table, iPhone prêt à filmer, une dame s’affaire au dernier étage d’une tour de la cité des Musiciens, à Colombes (Hauts-de-Seine). C’est samedi soir, il fait soleil, et le spectacle ne se résume pas, cette fois, aux avions qui se succèdent dans le couloir de décollage de Roissy-Charles de Gaulle. Aux pieds des tours résonnent les tout premiers hymnes du stade Yves-du-Manoir, à peine sorti du carton. Les sièges sont encore enveloppés de plastique, les gradins, riches de 13 000 places, émergent de la terre brute, et des techniciens se baladent avec de petites consoles chargées de capturer les décibels.
Reportage
Il y a un siècle, des machinistes d’un autre temps devaient s’agiter pour préparer Yves-du-Manoir à devenir l’épicentre des JO de 1924, les derniers du baron Pierre de Coubertin. A l’époque, on hissait le drapeau olympique après une sonnerie de trompette, un coup de canon, et la proclamation du président Gaston Doumergue. «On a vu l’enceinte prendre forme petit à petit, c’est un stade mythique. Tout est quasi parfait», se réjouit Frédéric Soyez, le sélectionneur de l’équipe de France masculine de hockey sur gazon. Dans les vestiaires, ses joueurs ont même pu s’immerger dans les piscines de glaçons destinées à la récupération.
Préparation «quasi militaire»
Sur le synthé, «qui accroche e




