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JO 2024 : en tribune presse, on se sent bien seule avec un «E»

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JO Paris 2024dossier
Depuis quatre jours, dans la torpeur estivale, les athlètes olympiques s’illustrent devant un public fou et des espaces pour les médias en grande majorité masculins. Les Jeux paritaires ont bon dos.
Après le 4 x 200m nage libre, les Allemands (de gauche à droite) Timo Sorgius, Josha Salchow, Rafael Miroslaw et Lukas Märtenssont interviewés dans la zone mixte, à Paris, ce mardi. (Michael Kappeler/dpa. Picture-Alliance. AFP)
publié le 30 juillet 2024 à 19h44

«Salut Cyril, salut Charles, salut Luc.» En voilà une belle journée d’épreuves olympiques de skate place de la Concorde, au sein d’une tribune presse plus studieuse que jamais, toute en bananes et crèmes solaires. «Yes Matthew, la place est libre.» Les Jeux de Paris ont commencé depuis quatre jours, et entre les compétitions de cyclisme, de boxe et de skate, féminin comme masculin, une question s’impose : où diable sont nos consœurs ?

Difficile de trouver des chiffres officiels sur la répartition hommes-femmes des 26 000 journalistes accrédités qui sillonnent la capitale. A Libération, la rédaction a fait un appel à candidatures. A la fin : trois femmes sur huit accrédités côté texte. Pas de parité, mais l’effort de mixité y est. A Ouest-France, on compte 4 femmes pour 10 hommes. Au Monde, 5 pour 21. Gabriel Richalot, le chef du service des sports du quotidien, nous indique recevoir «99 % de CV d’hommes».

Paternalisme

En 2023, l’Arcom, gendarme de l’audiovisuel français, avait déjà pointé du doigt l’absence criante de femmes dans le journalisme sportif. Par exemple, à la télé, sur les compétitions masculines, elles rep