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Les «allez Cindy !» hurlés depuis la tribune presse témoignaient d’une intuition partagée : et si, ce jeudi 8 août au soir à Roland-Garros, s’écrivait l’une des plus belles histoires de ces Jeux ? De celles qui ne se jouent pas vraiment sous nos yeux, mais dans tous les pointillés qu’on a manqués, ces années de lutte, souffrances, sacrifices (et cetera) pour en arriver là, en l’occurrence sur la toile d’un ring olympique ?
Soyons factuels, sans faire dans le suspense : la Camerounaise Cindy Ngamba, 25 ans, première réfugiée olympique à atteindre un tel stade de la compétition, tous sports confondus, s’est inclinée face à la Panaméenne Atheyna Bibeichi Bylon en demi-finale des moins de 75 kilos, sur décision partagée des juges (4-1). Un combat rugueux et brouillon, où Ngamba, râblée, les jambes arquées parfois au point de tomber, a tout misé sur le corps à corps face à une Panaméenne aux longs segments. L’éternel scénario pugilistique.
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L’essentiel n’est pas là, et était joué avant même le premier round, qu’importe le métal. La boxe olympique n’organisant pas de petite finale pour décider du bronze, l’athlète, même perdante, était assurée de devenir la première médaillée de l’histoire de l’équipe des réfugiés, introduite au programme olympique depuis les Jeux de Rio en 2016. Mie