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Décryptage

JO d’hiver 2026 : descente, super G, slalom géant, slalom, combiné… Qu’est-ce qui différencie les disciplines du ski alpin ?

Comme lors des précédentes olympiades, il y aura cinq épreuves de ski alpin aux Jeux de Milan-Cortina, dont la prestigieuse descente masculine ce samedi 7 février. On vous (ré)explique ce qui distingue les unes des autres.

Le Français Alban Elezi Cannaferina lors d'un entraînement à Bormio, le 5 février. (Fabrice Coffrini/AFP)
Publié aujourd'hui à 18h28

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Comme tous les quatre ans lorsque l’on zappe sur France Télévisions, il y a de quoi s’y perdre en regardant les épreuves de ski alpin, entre les portes à prendre, les piquets à ne pas enfourcher, ou encore le nombre de manches à suivre avant de connaître les athlètes médaillés. Petit rappel des épreuves du ski alpin, et des règles importantes pour tout suivre sans être perdu, alors que les premières médailles seront décernées ce samedi 7 février avec la descente masculine.

La descente, l’épreuve reine

Dans le milieu de l’alpin, on aurait tendance à considérer la descente comme l’équivalent du 100 m en athlétisme. L’épreuve reine des Jeux d’hiver, en somme. La plus suivie, aussi. Il n’y a qu’à jeter un œil aux skieurs les plus connus. La plupart viennent de là.

La descente se déroule en une seule manche. Elle se caractérise par un long tracé, et des chronos entre une minute et demie et près de deux minutes. C’est aussi là que les portes que doivent passer les skieurs sont les plus éloignées les unes des autres. Il y a moins de virages qu’ailleurs, ce qui permet de générer les pointes de vitesse les plus élevées chez les athlètes, constamment en position aérodynamique. Sur certaines portions, on peut être flashé à plus de 150km/h. C’est donc, aussi, l’épreuve la plus dangereuse. La moindre petite faute de carre peut se transformer en grosse blessure.

Quand suivre les épreuves de descente ?

7 février : descente hommes (11h30)

8 février : descente femmes (11h30)

Le super G

La deuxième épreuve la plus rapide. C’est aussi l’une des plus récentes, puisqu’elle n’est apparue au programme de la Coupe du monde qu’en 1982.

Cette fois, l’athlète qui s’élance dévale un itinéraire délimité par des paires de portes. Rater un passage entre ces portes est synonyme de disqualification. Le Super G se court sur le même tracé que celui de la descente mais sur une distance plus courte, et les portes sont plus proches (grosso modo 25 m d’écart entre chacune), donc la vitesse un peu moindre. Là aussi, tout se joue sur un «run».

Quand suivre les épreuves de super G ?

11 février : super-G hommes (11h30)

12 février : super-G femmes (11h30)

Le slalom géant

Ne soyez pas surpris si vous entendez «géant», c’est l’autre appellation de cette épreuve, considérée comme l’une des deux disciplines dites «techniques» – même si le qualificatif est mal choisi, les deux formats cités plus haut requièrent, eux aussi, de la technique.

Le slalom géant, c’est entre une minute et une minute et demie à alterner les virages tous les 20-30 mètres, là encore entre des portes. Or cette fois, l’épreuve se déroule en deux actes, sur la même pente mais sur des tracés différents. Les concurrents qui ont bouclé la première manche sans partir à la faute ou sans être disqualifiés participent à la seconde.

L’ordre de départ de la seconde manche est l’inverse du classement provisoire de la première manche pour les 30 premiers (le premier à partir est donc le 30e classé), tandis qu’à partir du 31e, c’est le classement de la première manche qui est suivi. Vous suivez ? Au final, l’affaire est simple : le vainqueur est celui ou celle qui réalise le meilleur temps en additionnant les chronos des deux manches.

Quand suivre les épreuves de géant ?

14 février : slalom géant hommes (manche 1 : 10 h ; manche 2 : 13 h 30)

15 février : slalom géant femmes (manche 1 : 10 h ; manche 2 : 13 h 30)

Le slalom

Avec le slalom, on est un peu aux antipodes de la descente : le parcours est le plus court, avec des temps autour de cinquante secondes et une minute. C’est l’épreuve où les skieurs doivent effectuer le plus de courbes, en slalomant non pas entre des portes mais des piquets. Ces piquets sont touchés lors des passages, si bien que les participants utilisent des protections spéciales pour les mains, les jambes et portent une mentonnière au visage.

Le topo est le même que pour le slalom géant : deux manches, des tracés différents, avec la même logique pour les passages et l’addition des temps qui donne un vainqueur final.

Quand suivre les épreuves de slalom ?

16 février : slalom hommes (manche 1 : 10 h ; manche 2 : 13h30)

18 février : slalom femmes (manche 1 : 10 h ; manche 2 : 13h30)

Combiné par équipes

Les épreuves de combiné sont les dernières ajoutées au programme olympique. Cette année, exit le format individuel : le Comité internationale olympique et la Fédération internationale de ski ont introduit pour la première fois un combiné par équipes, avec une compétition masculine et une féminine. Il se compose d’une manche rapide (descente) et d’une manche technique (slalom). Sont donc alignés deux athlètes du même sexe, un descendeur et un slalomeur par exemple. Chaque nation peut aligner jusqu’à quatre équipes, avec deux skieurs du même sexe par équipe. Le classement final est établi en additionnant les temps des deux courses.

Quand suivre les épreuves de combiné ?

9 février : combiné hommes (descente 10h30 ; slalom 14h)

10 février : combiné femmes (descente 10h30 ; slalom 14h)

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