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Surfer sur la dynamique de Paris 2024. C’est ce qu’on rabâche depuis plusieurs mois lorsqu’il s’agit d’évoquer les ambitions de la France aux olympiades de Milan-Cortina. Imiter les collègues de l’été, qui s’étaient collectivement surpassés pour faire bondir le total de médailles et s’immiscer dans le top 5 des nations.
C’est d’ailleurs «l’objectif fort» réaffirmé plusieurs fois par la ministre des Sports, Marina Ferrari, avec l’autre mission d’obtenir «50 % de médailles en plus par rapport aux derniers Jeux d’hiver» pour la délégation française, «tant sur le nombre de médailles que sur le nombre de médailles d’or en Jeux olympiques comme en Jeux paralympiques». La France ayant bouclé ceux de Pékin en 2022 avec 14 distinctions dont cinq en or et un 10e rang au classement, cela signifie grosso modo qu’il faudra en ramener une grosse vingtaine des Alpes, dont a minima huit en or. Le défi s’annonce pentu, pour un pays qui n’a plus atteint ce top 5 depuis Grenoble 1968 (3e).
Le biathlon et le ski alpin potentiels gros pourvoyeurs
Mais comme pour 2024 où le projet était audacieux, il y a de quoi ambitionner haut. Encore plus après un début d’hiver très rassurant. Les valeurs sûres sont là. A commencer par le biathlon, dont l’apport sera décisif pour valider les critères fixés par les instances. Avec 7 médailles dont 3 en or en 2022, la discipline avait sauvé le bilan. Il faudra faire aussi bien durant la quinzaine, et pour ça, la France pourra compter sur ses deux fers de lance Lou Jeanmonnot et Eric Perrot, tous deux leaders des classements mondiaux.
Le ski alpin aura également sa part à remplir dans les comptes finaux. L’autre discipline grosse pourvoyeuse de médailles a moins la cote chez les Bleus, qui en ramènent rarement plus de trois. S’il ne faudra pas s’attendre à grand-chose sur le versant féminin, où seule Romane Miradoli, auréolée d’un podium en super G cette année, semble armée pour en prendre une, le groupe masculin est plus porteur d’espoirs. Le slalom sera particulièrement scruté, avec trois victoires cette saison. L’une du champion olympique en titre Clément Noël, qui monte en puissance malgré un début d’hiver en dents de scie. Les deux autres de l’étonnant Paco Rassat, jusqu’alors habitué aux places d’honneur et désormais sérieux candidat à la première place. Et pourquoi pas entrevoir une bonne nouvelle du géant, où Léo Anguenot, 3e à Adelboden, et le petit nouveau Alban Elezi Cannaferina, 3e lors de l’ultime rendez-vous avant les Jeux, auront une carte à jouer.
Ce dernier fait partie de ces Français que l’on n’attendait pas forcément à pareil niveau à l’automne. C’est aussi le cas du patineur de vitesse Timothy Loubineaud. L’Arcachonnais n’avait pas beaucoup fait parler de lui jusqu’à son incroyable record du monde réalisé en novembre, depuis battu, mais qui l’a fait basculer de catégorie. Il sera l’une des principales chances dans les sports de glace, avec en patinage le couple Guillaume Cizeron et Laurence Fournier-Beaudry, dont les derniers concours ne les ont jamais placés sous l’argent. A voir comment le premier cité gérera la double pression de son titre à défendre et du battage médiatique après les accusations de harcèlement moral de la part de son ancienne coéquipière Gabriella Papadakis, avec qui il fut sacré à Pékin.
De l’or espéré en ski alpinisme
Historiquement dominante en skicross et snowcross, la France espérera faire perdurer la tradition, et dispose en tout cas des atouts pour y parvenir, avec en cheffe de file la jeune Léa Casta, 19 ans, et vainqueure du gros globe de cristal dès sa première saison en 2025. L’apparition du ski alpinisme au programme 2026 offre trois nouvelles belles chances de titres avec Emily Harrop et Thibault Anselmet, et Margot Ravinel, montée sur les trois différentes marches du podium lors des trois courses pré-olympiques.
Quant à la grosse incertitude concernant la championne olympique 2018 de ski de bosses, Perrine Laffont, revenue sur le tard en compétition, elle a été levée d’un bond fin janvier, lorsque l’Ariégeoise, «soulagée», l’a emporté pour sa reprise en Coupe d’Europe.
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Il n’est, enfin, pas interdit de penser que le ski de fond puisse rapporter quelques distinctions supplémentaires avec les deux Jules, Chappaz et Lapierre, en sprint, ou bien à l’occasion des relais. Une perspective clairement envisageable, d’autant que cette édition se déroulera sans la présence des Russes et des Bélarusses, qui arrivent tout du moins en contingent très réduit (20 athlètes au total). Aux Français d’en profiter.




