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Un entretien en visio, en amont des Jeux. A l’écran, sur fond de charpente de bois, sans doute celle d’un chalet, Thibault Anselmet. Le cheveu brun un peu en bataille, les joues rosies de la vie au grand air, il ne fait pas ses 28 ans, plutôt adulescent. Mais c’est un patron qui parle. Qualités principales ? Il répond illico mais posément, comme on le fait pour les certitudes : «Mon état d’esprit, mon mental. C’est là que je fais la différence.» Faiblesses ? «En fait, le mental aussi. Quand on a de grosses capacités dans un domaine, ça peut aussi être notre défaut… Quand j’ai un coup de moins bien, ce n’est pas forcément très long, mais ça peut être assez puissant.»
La Fédération française de la montagne et de l’escalade lui donne accès à un psychologue du sport et à un préparateur mental. «Je n’y recours pas forcément mais, tous les jours, j’essaie d’analyser ce qui se passe dans ma tête, raconte le sportif. Bien se connaître, ça permet d’avoir une stratégie pour différentes temporalités. Aussi bien sur le long terme que sur une saison ou pendant une course.» Il serait même imperméable à la pression olympique : «Je sens bien que les JO sont pris comme quelque chose de spécial, notamment médiatiquement, avec bien plus de sollicitations. Il y a




