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JO d’hiver : pourquoi il vaut mieux garder la tête froide au skeleton

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Ce sport spectaculaire, vu à tort comme une discipline pour têtes brûlées de la glace, requiert une grande lucidité, un sens aiguisé du pilotage et de «l’explosivité».

Le skeletoneur allemand Axel Jungk lors de la Coupe du monde, le 16 janvier à Altenberg. (Robert Michael /DPA Picture-Alliance. AFP)
Publié le 03/02/2026 à 20h20

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C’est, a priori, un sport pour kamikazes, têtes brûlées de la glace. Le skeleton, qui est apparu à la fin du XIXe siècle à Saint-Moritz, en Suisse, et qui doit son nom à la luge particulière avec laquelle il se pratiquait initialement (son armature métallique rappelait le squelette humain, skeleton en anglais), consiste, après un sprint de 25 à 40 mètres, à dévaler un couloir de glace la tête la première, allongé les bras le long du corps sur une petite plaque de carbone équipée de deux patins mais privée de freins… La piste est la même que celle qui accueille les épreuves de bobsleigh et de luge, mesure de 1 200 à 1 650 mètres, avec des pentes moyennes de 10 à 12 %, contient lignes droites et virages (12 à 16). Le pilotage se fait par de subtils mouvements, des épaules, des genoux et des orteils, tandis que l’athlète suit la piste du regard, la tête à 4 centimètres du sol. Les vitesses peuvent atteindre 120 à 140 km/h.

Zen. En réalité, il vaut mieux garder la tête bien froide, nous dit Ludovic Mathieu, ex-patineur de vitesse, adjoint au directeur technique national et responsable des disciplines patinage de vitesse, short-track, bobsleigh, luge, skeleton et curling à la Fédération française des sports de glace. «Le skeleton me fait penser un peu aux arts mar

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