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Libération
Le portrait

Vahine Fierro, l’art du récif

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JO Paris 2024dossier
La jeune surfeuse tahitienne est un sérieux espoir de médaille aux Jeux olympiques.
Vahine Fierro, le 15 mars 2024 à Paris. (Marie Rouge/Libération)
publié le 12 juin 2024 à 15h13

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Evacuons d’emblée les fantasmes brassant exotisme et sexisme : en tahitien, Vahine veut dire femme et c’est tout, n’en déplaise aux émules de James Cook, Gauguin ou Brel qui voudraient perpétuer le mythe fleur-de-tiaré-beautés-mystérieuses-sourire-timide. Celui de Vahine Fierro est du genre éclatant. Franc et omniprésent. Comme son rire quand elle impose le tutoiement : «Le vouvoiement, à Tahiti, c’est malpoli, ça met des barrières.» Va pour le tu. Victime du froid parisien ou du décalage horaire, son amoureux est roulé en boule sur le canapé couleur crème de l’agence de com qui cornaque la pépite du surf français, principale chance de médaille olympique cet été. Vahine Fierro, elle, ne grelotte pas une seconde pendant la séance photo, en tee-shirt et avec sa planche en plein Paris. La veille, elle a posé dans le métro pour un magazine. «J’ai l’impression d’être dans le jeu vidéo Subway Surfers, mais en vrai», s’amuse la surfeuse de 24 ans, cheveux auburn, visage cuivré, yeux noisette. On est à deux pas de l’avenue Henri-Martin. «Donc là, je suis dans un Monopoly», rigole la Polynésienne qui adore jouer, mais avoue direct qu’elle est une «extrêmement mauvaise joueuse», qui pleure et s’emporte quand elle perd. Appelez ça de la niaque.

Vahine, prononcé avec ce