Menu
Libération
Reportage

«Les biathlètes viennent avec des idées assez précises» : en Isère, le perfectionnisme à l’extrême de la fabrication de carabines

Réservé aux abonnés

Depuis 2017, l’Isérois Clément Jacquelin, frère du médaillé de biathlon Emilien Jacquelin, conçoit des crosses qui équipent plusieurs champions de la discipline, dont certains présents lors des Jeux d’hiver de Milan-Cortina. «Libé» est allé le rencontrer.

Clément Jacquelin, fondateur de l'entreprise Athletics 3D, à Corrençon-en-Vercors, le 21 janvier 2026 (Pablo Chignard/LIBERATION)
ParRomain Métairie
photo Pablo Chignard
Publié aujourd'hui à 15h48

Inscrivez-vous pour recevoir gratuitement notre newsletter Libélympique tous les matins pendant les Jeux.

C’est un local pas bien grand. Un mini deux-pièces planqué au premier étage de la bâtisse qui gère le domaine de ski de fond de Corrençon-en-Vercors, aux confins de l’Isère, à moins d’une heure de Grenoble. En contrebas, des grappes d’enfants se succèdent sur la neige en ce mercredi après-midi d’hiver. L’été, des biathlètes de haut niveau viennent s’exercer à l’intersaison dans ce site perché à 1 100 mètres d’altitude, inauguré il y a onze ans. Des Français mais pas que. Les premières années, les étrangers venaient observer dans quelles conditions s’entraînait Martin Fourcade, qui se perfectionnait ici au crépuscule de sa carrière, sur un pas de tir avec 25 cibles condition Coupe du monde.

C’est au milieu de ce décor propice que naissent des carabines 22 Long Rifle sur-mesure. «Pour travailler, c’est quand même agréable. Les biathlètes viennent en fin de journée ou le matin avant les entraînements. Je peux y assister et faire des retours», sourit Clément Jacquelin, à l’initiative, en 2017, de 3D Athletics, une start-up spécialisée dans la conception d’équipements pour sportifs

Dans la même rubrique