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Défaites

Mondial de handball : étouffée par l’Allemagne, l’équipe de France laisse filer son titre

Sacrées il y a deux ans, les joueuses de Sébastien Gardillou n’ont jamais réussi à mettre leur jeu en place ce vendredi 12 décembre à Rotterdam, s’inclinant 23-29.

La handballeuse française Léna Grandveau face à une joueuse allemande, ce vendredi 12 décembre à Rotterdam. (John Thys/AFP)
Publié le 12/12/2025 à 19h22

«C’est un match où ça va casser des bouches» : voilà pour la déclaration de politique générale de Siraba Dembélé, ancienne capitaine de l’équipe de France de handball, reconvertie consultante sur BeIn Sports, avant la demi-finale mondiale de ses anciennes coéquipières contre l’Allemagne. Un condensé cash de ce qui fait vivre le handball tricolore depuis la trentaine d’années qu’il s’est installé au sommet de la hiérarchie mondiale – l’intensité, le duel, le plaisir que l’on tire des joutes défensives. Le problème, c’est que la maxime a été entendue et appliquée par la Mannschaft, victorieuse 29-23 ce vendredi 12 décembre à l’issue d’un match qu’elle a mené de bout en bout.

Absentes du dernier carré de la compétition internationale depuis dix-huit ans, les Allemandes attaquent la partie le pied sur l’accélérateur. Mordantes en défense, quand ce n’est pas leur gardienne Katharina Filter qui s’illustre, elles prennent les devants. Les Bleues, championnes du monde en titre, galèrent sur à peu près tout. Leur coach, Sébastien Gardillou, pose un premier temps mort après quinze minutes de jeu. «Arrêtez d’inventer le handball», implore-t-il ses joueuses. Effet positif, Léna Grandveau et ses camarades recollent.

Faux rythme

Mais l’équilibre est précaire. La qualité de l’effectif tricolore – amputé de plusieurs cadres lancées dans des projets de maternité – impose de tenter des choses. Une défense étagée pour repousser les grands gabarits allemands, des joueuses déplacées de poste en poste sur la base arrière, un changement de gardienne… Mais les failles déjà aperçues il y a quelques jours contre les Pays-Bas demeurent : les Françaises peinent à convertir leurs tirs de près, et semblent s’enliser dans un faux rythme tant qu’elles ne trouvent pas leur rythme de croisière en défense. A la pause, la Mannschaft vire en tête (15-12).

Le début de seconde période ne change pas la dynamique. Métronomiques, les Allemandes continuent de se régaler dans leurs tirs à mi-distance, et les tricolores n’ont que des miettes pour déployer leur jeu rapide. Un carton rouge plus tard pour la pivot Oriane Ondono et l’équipe de France attaque les dix dernières minutes avec un retard de cinq buts à combler. Mission impossible. Le bloc défensif allemand met en échec des Bleues sans solutions. Rendez-vous dimanche pour une médaille de bronze, contre la Norvège ou les Pays-Bas.

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