Le public japonais a quitté le stade national de Tokyo d’un pas lourd et le cœur gros, ce vendredi 19 septembre au soir, au septième jour des championnats du monde d’athlétisme. Il s’était pressé en masse dans les tribunes, dès la fin de l’après-midi, pour pousser de la voix et du geste la fierté nationale. Haruka Kitaguchi, 27 ans, une enfant de la préfecture d’Hokkaido, dont la silhouette tout en rondeurs et le sourire enfantin s’affichent un peu partout dans les rues de Tokyo. La première athlète de l’histoire du pays championne du monde (2023), puis olympique (2024), dans une autre discipline que le marathon. Sa spécialité : le javelot.
Le Japon l’attendait. Mais la jeune femme a échoué. Maltraitée par les blessures depuis le début de la saison, elle a disparu dès le concours de qualification. 60,38 m, à sept mètres pile de son record personnel. Un gouffre. Elle ne verra pas la finale. «J’en suis désolée pour les gens qui étaient venus si nombreux m’encourager, a-t-elle expliqué à sa sortie du stade. Ma saison a été difficile. J’ai tout essa




