La terre tourne rond. A Tokyo, samedi soir, la première médaille des courses féminines des Mondiaux d’athlétisme a été ramassée sur la piste par une athlète kényane. Beatrice Chebet, 25 ans, une enfant de Kericho, dans la vallée du Rift, déjà passée à la postérité pour son doublé olympique 5 000-10 000 m l’an passé à Paris, a écrasé la concurrence par un dernier tour avalé comme un long sprint. Elle était attendue. Elle a raflé la mise. Ecrit d’avance.
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Le chrono ? Il sera vite oublié. Un temps de 30’37’’61 pour la Kényane, à belle distance de son record du monde (28’54’’14). Anecdotique. Tous les athlètes le savent, leurs entraîneurs aussi : courir un 10 000 m par une température de 27 degrés et 84 % d’humidité n’a rien d’une partie de plaisir. Enjoliver son effort d’une performance chronométrique tient de la mission impossible.




