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Mondiaux d’athlétisme : sous la chaleur et l’humidité de Tokyo, «l’impression de courir dans une cocotte-minute»

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Pour supporter les 26 voire 30 degrés et 85 % d’humidité de la capitale japonaise, les athlètes ont tenté de se préparer au mieux, mais savent qu’ils ne brilleront pas au chrono.

Lors des séries du 3000 m steeple hommes, aux championnats du monde d'athlétisme de Tokyo, le 13 septembre 2025. (Joel Marklund/AP)
Publié le 13/09/2025 à 17h44

La terre tourne rond. A Tokyo, samedi soir, la première médaille des courses féminines des Mondiaux d’athlétisme a été ramassée sur la piste par une athlète kényane. Beatrice Chebet, 25 ans, une enfant de Kericho, dans la vallée du Rift, déjà passée à la postérité pour son doublé olympique 5 000-10 000 m l’an passé à Paris, a écrasé la concurrence par un dernier tour avalé comme un long sprint. Elle était attendue. Elle a raflé la mise. Ecrit d’avance.

Le chrono ? Il sera vite oublié. Un temps de 30’37’’61 pour la Kényane, à belle distance de son record du monde (28’54’’14). Anecdotique. Tous les athlètes le savent, leurs entraîneurs aussi : courir un 10 000 m par une température de 27 degrés et 84 % d’humidité n’a rien d’une partie de plaisir. Enjoliver son effort d’une performance chronométrique tient de la mission impossible.

La chaleur et l’humidité de Tokyo,

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