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Médailles

Mondiaux de natation à Doha : quelques espoirs de médailles françaises à suivre dans les bassins qataris

Privée de ses leaders Léon Marchand, Florent Manaudou et Maxime Grousset, l’équipe de France s’avance tout de même avec des arguments aux championnats du monde qui s’ouvrent ce vendredi 2 février. Deux doubles médaillés des derniers championnats d’Europe feront partie de la délégation envoyée au Qatar.

La médaillée d'argent Charlotte Bonnet sur le podium de la finale du 200 m quatre nages individuel féminin des Championnats d'Europe à Otopeni, le 9 décembre. (Daniel Mihailescu/AFP)
Publié le 02/02/2024 à 17h30

Les nageurs français ont bouclé 2023 en plaçant la barre presque trop haut, sortis des championnats d’Europe avec 23 breloques autour du cou de 19 championnes et champions. Une pluie de médailles qui ne tombera pas, c’est une certitude, sur les Français venus disputer les Mondiaux qui s’ouvrent ce vendredi 2 février sous le climat désertique du Qatar. Les stars françaises ont fait l’impasse, préférant Chartres à Doha, puisque c’est aux championnats de France, en juin prochain, qu’elles joueront leur qualification pour les Jeux.

Voilà des mois que Léon Marchand n’a pas mis un pied en dehors des Etats-Unis, où le quintuple champion du monde dispute l’intégralité de la saison universitaire, qui s’achèvera fin mars. Florent Manaudou a mis le cap sur l’Australie début janvier, pour suivre un stage de préparation qui doit lui permettre de décrocher une quatrième, et ultime, médaille olympique. Quant à Maxime Grousset, on le retrouvera en mars au Dôme de Saint-Germain-en-Laye, à l’occasion du Giant Open, un meeting international créé l’an passé.

Des tickets pour les Jeux

A l’arrivée, ils ne sont que douze Français à s’être envolés pour le Qatar, dont les quatre nageuses du relais 200 mètres nage libre. Sur les plateformes, on retrouvera quand même l’un des 12 paris de Libé pour la prochaine olympiade, la «nageuse libérée» Anastasiia Kirpichnikova. Naturalisée française en avril 2023 après avoir fui la Russie, la jeune femme s’est illustrée aux derniers Mondiaux en battant le record de France sur 1 500 mètres nage libre, qui était détenu par Laure Manaudou depuis 2006. Et surtout a brillé aux championnats d’Europe, couronnée d’or à deux reprises. Côté hommes, il faudra suivre David Aubry et ses deux médailles d’argent européennes.

Dans la délégation, on retrouvera aussi deux médaillés olympiques. Un pur produit de l’entraîneur Philippe Lucas, Charlotte Bonnet, qui s’était hissée à la troisième place sur le 4 x 200 mètres lors des Jeux de Londres en 2012. Et un fan d’eau libre, Marc-Antoine Olivier, plutôt récompensé jusque-là pour ses performances hors des bassins (médaillé de bronze en 10 kilomètres à Rio 2016), qui sera aussi aligné à Doha sur le 800 mètres nage libre. Et n’oublions pas Mélanie Hénique, titrée lors des avant-derniers championnats du monde, où elle a fini deuxième de la finale du 50 mètres papillon. Une sportive reconnue pour son courage : elle est l’une des rares à avoir révélé son homosexualité, à la suite d’une agression, il y a bientôt neuf ans.

Autant de nageurs qui s’élanceront dans les piscines qataries du 11 au 18 février. Mais avant, place à l’eau libre, au plongeon et au water-polo : les trois disciplines occuperont la première semaine de la compétition, qui s’ouvre ce vendredi. Dans les deux premiers sports, ces championnats du monde auront une importance toute particulière, car les tricolores pourront y décrocher des qualifications individuelles pour les Jeux. Ils seront huit à tout donner en plongeon. Et quatre en eau libre, dont Marc-Antoine Olivier, le spécialiste des longues distances.

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