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le portrait

Ouissem Belgacem, balle d’engagement

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En racontant son vécu d’ancien pensionnaire du centre de formation de Toulouse confronté à l’homophobie, l’entrepreneur trentenaire espère éradiquer ce fléau dans le football.

Ouissem Belgacem, à Paris le 12 mai. (Martin Colombet/Libération)
ParRomain Métairie
photo Martin Colombet
Publié le 25/05/2021 à 19h44

Constat révélateur : la sortie d’Adieu ma honte, dans lequel l’ex-espoir gay du Toulouse FC Ouissem Belgacem raconte comment l’homophobie a ruiné ses ambitions de footballeur pro, a suscité une pluie de réactions «souvent positives» dans tous les milieux. Tous, excepté le foot. Un silence «étrange, ultragênant», confesse l’intéressé. Hormis ses quelques potes du centre de formation, notamment Moussa Sissoko et Cheikh M’Bengue, désormais connus des terrains européens, aucun message de soutien. Difficile de passer à côté de la parution, pourtant. Depuis le 5 mai, l’Aixois est en plein marathon médiatique. Le bouquin intrigue tellement que Ouissem Belgacem a reçu plusieurs propositions d’adaptation au cinéma.

L’histoire qu’il raconte, certains footballeurs pros la connaissent. Parfois, c’est aussi la leur. «Des homos dans le foot pro, il y en a aujourd’hui», assure l’ex-latéral droit, tout en préparant le thé dans son modeste appartement du XIe arrondissement parisien. Hormis quelques fleurs habilement disposées de part et d’autre du salon, tout est blanc ou presque. Murs, mobilier, rideaux, canapé en cuir. Lui contraste net : chemise bleu marine et jean noir.

Qu’est-ce qui pouvait bien le retenir de tout raconter ? A 33 ans, cela fait un bout de temps qu’il a arrêté de croire à la Ligue 1. Reconverti un temps cadre chez Veolia après avoir repris ses études à Londres, où il s’est épanoui dix ans, il a monté On Track en 2015. L’entreprise dispense des f

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