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Reportage

Patinage de vitesse : aux Pays-Bas, le réchauffement climatique entrave une course mythique

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Depuis bientôt trente ans, le pays dingue de la discipline, où les épreuves olympiques sont suivies avec ferveur, espère une nouvelle édition de l’Elfstedentocht. Une boucle de 200 kilomètres sur les canaux gelés, rendue impossible par des hivers trop doux.

Dans une patinoire de Leeuwarden, aux Pays-Bas, le 11 février. (Jussi Puikkonen/Libération)
ParClara Grégoire
envoyée spéciale à Leeuwarden
Publié aujourd'hui à 15h34

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Emmitouflé dans sa veste noire, Henk Angenent attend patiemment devant le complexe sportif. Quelques fois par an, c’est ici qu’il vient s’entraîner, sur la patinoire de Leeuwarden, une piste ovale de 400 mètres située dans le nord des Pays-Bas, et qui attire chaque jour des centaines de passionnés. Depuis le parvis, le quinquagénaire balaie des yeux les alentours. Ici, son nom est placardé partout. D’abord à sa droite, gravé sur une imposante statue de bronze. Puis à sa gauche, sur le «Mur de la renommée». Avec à chaque fois la même date : le 4 janvier 1997.

A l’époque, Henk Angenent a 29 ans. Et pour la toute première fois de sa vie, il participe à l’Elfstedentocht, ou «Tour des onze villes». Une course en patins le long des canaux gelés, reliant les onze villes de la province de Frise sur environ 200 kilomètres. Aux Pays-Bas, où le patinage de vitesse est un sport national et où les courses des Jeux olympiques de Mi

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