Menu
Libération
Paris 2024

Payer 180 000 euros pour le passage de la flamme : ces départements qui ont la flemme olympique

Réservé aux abonnés

Une dizaine de conseils départementaux ont refusé de financer et d’organiser le traditionnel relais du flambeau sur leur territoire en avril 2024. En cause, le montant «exorbitant» demandé par le comité d’organisation et le manque de garanties sur l’événement.

Anne Hidalgo et la délégation du Comité olympique à leur retour des Jeux de Tokyo, à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulles, le 9 août 2021. (stephane de sakutin/AFP)
Publié le 23/02/2022 à 21h07

«Je n’ai pas refusé le passage de la flamme olympique sur le territoire, je ne peux juste pas le payer», lâche, un peu fataliste, Jean-Claude Leblois, président du conseil départemental de la Haute-Vienne. En prévision des Jeux olympiques de Paris 2024, le comité d’organisation commence à planifier le parcours de la flamme jusqu’à la capitale en proposant à tous les départements de France de participer au relais, au printemps 2024. En échange d’une «opportunité unique de faire rayonner leur territoire», les collectivités doivent organiser et financer le passage du flambeau, à hauteur de 180 000 euros.

D’après le Comité d’organisation des Jeux olympiques de Paris 2024 (Cojo), cette somme doit servir à couvrir les dépenses liées aux «coûts classiques d’un dispositif événementiel», à savoir «ressources humaines, hébergement, véhicules, sécurité, restauration ou encore communication». C’est la première fois en France que l’organisateur demande de l’argent aux départements pour accueillir la flamme. Un modèle qui ressemble à celui du Tour de France, par exemple, pour lequel les villes doivent payer pour accueillir le départ ou l’arrivée des cyclistes.

La France n’a pas organisé de relais de la flamme depuis les Jeux olympiques d’Albertville, en 199

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique