On voulait voir Istanbul et on a vu Hondarribia. Faute de Bosphore, on a profité de la rive gauche de l’estuaire de la Bidassoa, avec l’Atlantique comme perspective, à quelques encablures d’Hendaye au Pays basque espagnol. Le soleil qui châtaigne, des maisons de pêcheurs diaprées aux faux airs de pochette de King Crimson, des terrasses ouvertes et les clopes à cinq balles : quelque chose comme une certaine idée du bonheur pré-Covid-19. Pierre Achille Webó (39 ans), l’entraîneur adjoint d’Istanbul Basaksehir, devenu en un fulgurant quart d’heure warholien un emblème de l’antiracisme planétaire à l’occasion d’un match de Ligue des champions au Parc des princes en décembre dernier accueille dans un rade à ciel ouvert. Il profite d’un break octroyé par son employeur stambouliote pour visiter son ex-épouse et son fils cadet, Adrian, qu’il a eu quand il jouait à Pampelune au cœur des années 2000. Facétie du calendrier, deux jours plus tôt, Sebastian Coltescu, le quatrième arbitre roumain de PSG-Basaksehir, qui l’avait désigné comme le «Negru» («Noir» dans l’idiome de Gheorge Hagi) auprès du référé central, déclenchant la sortie du terrain des deux équipes et un hallali en conséquence, a été suspendu jusqu’à la fin de la saison. «Le 8 décembre est un jour historique parce que ça s’est arrêté. On est là aujourd’hui à cause de ce match. La peur
Le portrait
Pierre Achille Webó, de but en noir
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Rencontre avec le globe-trotter camerounais, entraîneur adjoint d’Istanbul Basaksehir, devenu emblème de l’antiracisme dans le foot.
Pierre-Achille Webo à Fontarrabie, le 10 mars 2021. (Marion Vacca/Libération)
Publié le 03/05/2021 à 19h55
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