Quand il parle des quarantièmes et cinquantièmes, Titouan Lamazou, artiste peintre reconnu, formé à l’école Tabarly à l’âge de 21 ans lors d’un tour du monde en équipage sur Pen Duick VI, puis vainqueur du premier Vendée Globe en 109 jours quinze ans plus tard, n’hésite pas à faire référence à la fameuse saga de Tolkien, le Seigneur des anneaux, et notamment ce second chapitre sur le «pays de l’ombre». «Quand tu rentres dans les mers du sud – l’Indien puis le Pacifique – tu as l’angoisse, et celle-ci t’abandonne uniquement quand tu as franchi le Horn.» Dès l’entrée dans l’océan Indien après le passage à la longitude d’un des trois premiers grands caps du Vendée Globe – Bonne-Espérance – à la pointe méridionale de l’Afrique du Sud, le temps change d’un coup. Terminée la descente de l’Atlantique sud dans un alizé souvent costaud mais guère vicieux et où l’on vit en short. En quelques jours, ce cap de Bonne-Espérance à laisser à bâbord, seuls les éclopés vont l’apercevoir véritablement, s’ils doivent s’arrêter et donc mettre un terme à leur tour du monde sans escale.
Décryptage
C’est malheureusement le cas de Louis Burton (Bureau Vallée), qui pour son quatrième Vendée Globe consécutif, a signifié son abandon jeudi 5 décembre, avant de faire route vers Cap Town, à la su