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Justice

Mondial de rubgy 2023 : un juge d’instruction va enquêter sur des escroqueries autour de places VIP

La plateforme Daimani en charge de la gestion des billets dits «d’hospitalité» et désignée par le contesté Claude Atcher et qui a fait faillite au lendemain de la compétition, est visée par une information judiciaire pour «escroqueries en bande organisée».

L'ancien directeur général de la Coupe du monde, Claude Atcher, remercié en 2022. (Eric Tschaen/REA)
Publié le 10/11/2025 à 17h52

Une information judiciaire a été ouverte pour «escroqueries en bande organisée» visant les sociétés qui ont géré le marché des places VIP du Mondial 2023 de rugby, a indiqué ce lundi 10 novembre à l’AFP le parquet de Paris, saisi d’une plainte du comité d’organisation.

Le parquet a précisé que l’instruction ouverte jeudi visait la plateforme d’achats en ligne Daimani, spécialisée dans les billets dits «d’hospitalité», ainsi que plusieurs de ses structures – Daimani Holding AG, Daimani France, Daimani AG – et leurs dirigeants, Andreas Truttenbach, Max Müller et Pascal Portes. Le tout pour un préjudice qui «s’élèverait à 27 millions d’euros HT» environ.

L’Equipe avait révélé vendredi que le comité d’organisation du Mondial 2023 de rugby (GIP France) et le groupement d’intérêt économique (GIE) liés à la Fédération française de rugby avaient déposé plainte en septembre pour escroquerie contre ces sociétés qui ont géré les places VIP, ce dont l’AFP n’a pu avoir confirmation en l’état.

Potentielle «insolvabilité organisée»

Pour gérer les ventes des hospitalités du mondial organisé en 2023 en France, le GIE s’était tourné vers la plateforme d’achat en ligne de billets d’hospitalité Daimani France, une décision qui aurait été prise, selon l’Equipe, par le contesté ancien directeur général de la Coupe du monde, Claude Atcher, remercié en 2022 après des accusations de «management par la terreur». Mais la société a fait faillite juste après la Coupe du monde après avoir raté plusieurs échéances de paiement, sans avoir payé plus de 11 millions d’euros qu’elle devait contractuellement.

Ce qui pourrait correspondre à une potentielle «insolvabilité organisée», selon le quotidien sportif, qui avait révélé en février qu’un redressement fiscal et des pénalités de plus de 20 millions d’euros avaient été notifiés au GIE, en raison d’une mauvaise application de la TVA sur un certain nombre de packages.

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