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Interview

Sarah Abitbol et le #MeToo Sport : «Après la libération de la parole, on est dans la libération de l’écoute»

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Figure centrale du mouvement, la patineuse qui commentera certaines épreuves des JO de Milan-Cortina dès vendredi pour Radio France se félicite d’avancées. Mais souligne le retard dans la prise en charge des violences sexistes et sexuelles.

La patineuse Sarah Abitbol à Paris, le 6 décembre 2022. (Marie Rouge/Libération)
Publié le 03/02/2026 à 15h06

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De 1993 à 2003, Sarah Abitbol a fait partie du gotha mondial du patinage artistique. En couple avec Stéphane Bernadis, elle a remporté le bronze aux championnats du monde en 2000, l’argent et le bronze sept fois aux championnats d’Europe, dix titres nationaux. Mais ce format libellule (1,50 mètre, 43 kilos) a depuis inscrit une autre énorme perf à son palmarès : le lancement du mouvement #MeToo dans le sport français. C’était en 2020. Dans un livre, Un si long silence, elle dénonçait les viols et les agressions sexuelles commis par son entraîneur quand elle patinait encore en solo, de ses 15 ans à ses 17 ans, avec syndrome post-traumatique à la clé. Elle s’insurgeait aussi de la chape de plomb qui a permis à Gilles Beyer de continuer à encadrer des jeunes malgré les soupçons qui pesaient sur lui. Stupeur et tremblements, explosion nucléaire dans un biotope réputé aussi feutré que coercitif. Et Abitbol a

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