On le voit partout. Sur les tee-shirts, les casquettes, et même brodé sur les masques anti-Covid. A l’approche du Super Bowl, difficile de louper le nom des Kansas City Chiefs, l’un des finalistes de l’événement sportif le plus suivi des Etats-Unis – face aux Buccaneers de Tampa Bay. Quitte à agacer encore un peu plus les défenseurs de la culture indigène : avec les Atlanta Braves (baseball), les Chicago Blackhawks (hockey sur glace) et les Golden State Warriors (basket), les Chiefs restent l’une des rares équipes issues des quatre championnats professionnels majeurs aux Etats-Unis à encore emprunter des références aux «Native Americans».
Le cliché de l’«Indien» fier et guerrier, prêt à tout pour sa tribu, alimente le sport américain depuis plus d’un siècle, sans que les indigènes y aient été associés. Le phénomène d’appropriation culturelle a accouché d’un mouvement de fond pour assimiler ces populations autochtones et effacer leur patrimoine. Au terme de décennies d’activisme, et après un été de manifestations Black Lives Matter, le bannissement des symboles indigènes est de plus en plus encouragé dans le pays, au-delà des peuples concernés.
Ces derniers mois, plusieurs équipes ont renoncé à leurs signes liés à l’imagerie des indigènes américains. En juillet, le club NFL de Washington a ainsi supprimé le nom de Redskins («peaux-rouges» en




