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Le portrait

Alexandre Müller, le tennis à l’estomac

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Malgré la maladie de Crohn, le tennisman français, en lice à Roland-Garros, a fait son entrée dans le top 40.

Alexandre Müller à Cannes, le 14 mai. (Eleonora Strano/Hans Lucas pour Libération)
Publié le 22/05/2025 à 15h52

Le soleil tape à Cannes et ça plaît à Alexandre Müller. Il aime la chaleur. Plaisir coupable lorsqu’on est atteint, comme lui, de la maladie de Crohn, et qu’on veut aller loin dans le tournoi de Roland-Garros dont le tableau final débute dimanche. On parvient à le coincer un après-midi de mai, à l’occasion de l’un de ses rares temps morts de la saison, entre une élimination au Master 1 000 de Rome et un succès retentissant contre le 3e mondial Alexander Zverev à Hambourg mercredi. Müller profite d’un fugace périple méridional pour se poser à l’Elite Tennis Center, pépinière à champions sur les hauteurs du littoral azuréen où il est encarté. Y fut notamment façonné l’ancien numéro 1 mondial Daniil Medvedev. Müller y a débarqué en 2023, animé de la même ambition. Là-bas, tout le monde le connaît. Des enfants ravis de lui arracher deux phrases au barman donnant du «Tiens, Alex ! Tu poses pour qui cette fois ?» en s’esclaffant lors de la séance photo dans le restaurant du centre.

Sa renommée est locale. Le sudiste né à Poissy, dans les Yvelines, demeure peu connu des quinquas ignares en tennis mais suiveurs assidus de Roland. Sauront-ils au moins que, cette année, à Hongkong, Müller a remporté le premier tournoi ATP de sa carrière ? Et que, quelques semaines après une autre finale tonitruante à Rio, il est entré pour la première fois dans le top 40, devant Gaël Monfils ou Corentin Moutet, dont les noms résonnent beaucoup plus dans la bouche des aficionados passagers de la

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