«Pourquoi tu recules ? Il fallait la prendre à la volée !» Face aux coups expérimentés de Benoît, Maxim ne peut décidément pas grand chose. Le trentenaire moustachu perd l’échange et donc le service. Nouvelle balle : il tente un smash. Out. «Tu as voulu faire un effet de style !» s’amuse Deborah, sa partenaire de double. A la fin du match, le score donne 11 à 5 pour la paire d’en face. Les quatre joueurs se saluent amicalement et partent en quête de nouveaux compagnons de fortune. Réunis ce mercredi midi de la mi-janvier dans un pavillon du parc des expositions de la porte de Versailles, dans le XVe arrondissement de Paris, Benoît, Maxim ou Deborah ne jouent en revanche ni au tennis, ni au badminton, ni au ping-pong, ni au padel (très en vogue).
Non, leur sport à eux, qui se pratique sur un court bleu de taille réduite, avec des raquettes pleines et une balle en plastique perforée, porte le nom acidulé de «pickleball». Né aux Etats-Unis, près de Seattle (Washington), en 1965, ce sport de raquette, inventé avec les moyens du bord par l’élu républicain au Congrès Joel Pritchard et deux de ses amis, a longtemps été confidentiel. Le premier tournoi officiel a par exemple été organisé en 1976, et ce n’est qu’à partir des années 2010 que ce mélange de tennis, ping-pong et badminton a commencé à séduire en masse les seniors américains de la «Sun Belt» (les Etats les plus ensoleillés), pour sa moindre intensité.
Près de 30 000 pratiquants en France
Depuis la pandémie, il connaît une croissance et une profes




