La scène remonte à quelques années, quand Novak Djokovic régnait sur le circuit masculin et alignait les succès contre un Jannik Sinner alors considéré comme son héritier présomptif. Croisant Djokovic dans un couloir, l’entraîneur de l’Italien, Darren Cahill, avait demandé au Serbe ce qu’il manquait à son protégé. Personne, on dit bien personne, n’aurait lâché la moindre info susceptible de modifier le rapport de force à son détriment. On ne sait si c’est par réflexe, par éducation, en réaction à un passé qui l’a vu forcer dans l’hostilité générale les portes d’un circuit verrouillé par Rafael Nadal et Roger Federer ou encore par orgueil, mais le natif de Belgrade a répondu : «Il ne lui manque rien. Mais quand il met la balle là, puis là, je sais que le troisième coup va arriver là.»
Au terme d’une finale magnifique, où Djokovic aura joué à un niveau exceptionnel même à son échelle, l’Espagnol Carlos Alcaraz a remporté en quatre manches (2-6, 6-2, 6-4, 7-5) l’Open d’Australie dimanche pour devenir à 22 ans le plus jeune vainqueur des quatre tournois du Grand Chelem. Et




