Avant de retentir sur les courts de Roland Garros ce vendredi 7 juin après-midi, le nom de Alexander Zverev, 4e joueur mondial en lice pour les demi-finales du tournoi, a été mentionné dans un tribunal de Berlin ce matin même. La justice allemande a en effet annoncé l’abandon du procès contre le tennisman, après un accord à l’amiable avec son ex-compagne qui l’accusait de violences conjugales. Le joueur devra toutefois s’acquitter d’un montant de 200 000 euros dans un délai d’un mois, a annoncé la juge Barbara Lüders au troisième jour d’audience de ce procès, qui se tenait en pleine quinzaine parisienne.
Alexander Zverev et son ex-compagne Brenda Patea «sont arrivés à la conclusion qu’ils souhaitaient résoudre pacifiquement ce conflit, également dans l’intérêt de leur enfant commun», a expliqué une porte-parole du tribunal, Inga Wahlen. Le tribunal a validé cette demande, sans dévoiler le contenu de l’accord extrajudiciaire entre les deux parties.
Grogne
La justice allemande lui reprochait d’avoir «maltraité physiquement» son ancienne compagne
La star allemande de 27 ans, qui jouera aujourd’hui la première demi-finale de Roland-Garros contre le Norvégien Casper Ruud, avait contesté un jugement de première instance, qui lui avait infligé en octobre 2023 une amende de 450 000 euros pour «coups et blessures» contre son ancienne compagne. La justice lui reprochait d’avoir, en mai 2020 à Berlin, «maltraité physiquement» la plaignante dans le cadre d’une dispute et «d’avoir porté atteinte à sa santé», selon le tribunal. D’après l’ordonnance, il était accusé d’avoir «étouffé des deux mains sa partenaire de l’époque dans la cage d’escalier d’un immeuble berlinois». Celle-ci aurait «souffert de maux de gorge et de difficultés à avaler pendant plusieurs jours après l’incident», selon un journaliste de Deutsche Welle, présent au procès vendredi.
La défense d’Alexander Zverev, absent des premières audiences et dont la présence n’était pas exigée par le tribunal, avait contesté toute maltraitance, dénonçant des «allégations peu fiables et contradictoires», selon l’avocat du joueur Alfred Dierlamm. «Il n’y a aucun signe de discorde entre eux ni aucun signe de blessure au cou», fait remarquer l’avocat. Selon lui, la plainte serait avant tout liée à un «différend concernant la garde et la pension alimentaire de leur fille».