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Une efficacité qui reste à prouver

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Un rapport américain met en doute les résultats de l'«ensemencement» des nuages.

Publié le 27/10/2003 à 1h33

Peut-on provoquer la pluie ? Dans un rapport rendu public le 12 octobre, le Conseil national de la recherche américain, émanation de l'Académie des sciences américaine, souligne qu'il est impossible d'affirmer l'efficacité ­ ou l'inefficacité ­ des techniques de modification du temps. Seul contre-exemple, la lutte contre les brouillards, aujourd'hui à l'oeuvre dans les aéroports. Selon l'Académie, des programmes de recherches existent dans 24 pays, dont les Etats-Unis qui avaient 66 projets en cours en 2001.

Les experts soulignent que, si l'ensemencement des nuages repose sur des bases physico-chimiques solides, rien ne prouve que ces expériences peuvent conduire à des résultats «prévisibles, détectables et vérifiables». Ce qui n'empêche pas l'existence d'un vrai marché, des entreprises comme Weather Modification Incorporated n'hésitant pas à vanter leur capacité à changer le cours des choses. A Denver (Colorado), le département de gestion de l'eau a investi l'équivalent d'1 million d'euros depuis deux ans, sans résultat notable. Interrogé par le New York Times il y a quelques jours, Al Cooper, un responsable du Centre national de recherches atmosphériques (Colorado), notait que, «même s'il ne marche pas, [l'ensemencement des nuages] revient à acheter un billet de loterie : un petit investissement peut rapporter gros».

Quant à savoir si les pluies provoquées en un lieu peuvent en «assécher» un autre, l'Académie souligne qu'il est prématuré de tenter une réponse tant que l'effi

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