Peut-on provoquer la pluie ? Dans un rapport rendu public le 12 octobre, le Conseil national de la recherche américain, émanation de l'Académie des sciences américaine, souligne qu'il est impossible d'affirmer l'efficacité ou l'inefficacité des techniques de modification du temps. Seul contre-exemple, la lutte contre les brouillards, aujourd'hui à l'oeuvre dans les aéroports. Selon l'Académie, des programmes de recherches existent dans 24 pays, dont les Etats-Unis qui avaient 66 projets en cours en 2001.
Les experts soulignent que, si l'ensemencement des nuages repose sur des bases physico-chimiques solides, rien ne prouve que ces expériences peuvent conduire à des résultats «prévisibles, détectables et vérifiables». Ce qui n'empêche pas l'existence d'un vrai marché, des entreprises comme Weather Modification Incorporated n'hésitant pas à vanter leur capacité à changer le cours des choses. A Denver (Colorado), le département de gestion de l'eau a investi l'équivalent d'1 million d'euros depuis deux ans, sans résultat notable. Interrogé par le New York Times il y a quelques jours, Al Cooper, un responsable du Centre national de recherches atmosphériques (Colorado), notait que, «même s'il ne marche pas, [l'ensemencement des nuages] revient à acheter un billet de loterie : un petit investissement peut rapporter gros».
Quant à savoir si les pluies provoquées en un lieu peuvent en «assécher» un autre, l'Académie souligne qu'il est prématuré de tenter une réponse tant que l'effi




