Toujours bloqué en face de la Sicile, l'ancien porte-avions Clemenceau finira bien sa vie dans un cimetière à bateaux indien, comme nous l'annoncions dès mercredi. Hier, les ministères de la Défense et du Budget qui exerce la tutelle des Domaines ont annoncé que «l'administration a confié à la société Ship Decommissioning Industry (...) le désamiantage de la coque de l'ex-Clemenceau dans le port du Pirée (Grèce)». Une fois désamianté, le bateau sera convoyé vers l'Inde pour y être découpé en morceaux et vendu au poids de la ferraille.
«Nous n'en sommes pas là», précise un porte-parole des Domaines. C'est pourtant ce qui figure dans l'offre de la société qui a été retenue pour les travaux, après la résiliation par la France du contrat avec un chantier naval espagnol.
Basée à Hambourg, Ship Decommissioning Industry est une filiale du groupe allemand Thyssen, créée spécialement pour soumissionner à l'appel d'offres des Domaines pour la «vente aux fins de démolition» de l'ancien porte-avions au début de l'année.
Si le Clemenceau fait toujours des ronds dans l'eau, des «rails nord-sud» disent les marins, en face du port sicilien d'Augusta, c'est parce qu'un accord n'a pas encore été trouvé entre les autorités françaises, la société espagnole Gijonesa de Desguaces, qui a toujours juridiquement la «garde» du bateau, et l'entreprise de remorquage italienne Augustea. «Des discussions sont en cours», explique-t-on de part et d'autre. En clair, le remorqueur veut savoir s'il sera bien




