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Libération

Au Caire, les ravages du nuage noir

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Publié le 03/11/2003 à 1h40

Le Caire de notre correspondante

Il est de retour. Chaque automne depuis cinq ans, les Cairotes pleurent, toussent et suffoquent. Un mystérieux nuage noir plombe en effet le ciel de la capitale égyptienne, obscurcissant les rues au point de provoquer des accidents qui ont fait deux morts, la semaine dernière, et envoyant des milliers d'Egyptiens dans les hôpitaux pour troubles respiratoires. Pourtant déjà haut placé au palmarès des villes les plus polluées du monde, Le Caire est totalement asphyxié par cet étrange phénomène.

Théories fantaisistes. Il serait dû, selon l'Etat égyptien, aux fumées des brûlis des pailles de riz des paysans du delta du Nil. Une méthode ancestrale, permettant de préparer rapidement et à moindre coût les terres agricoles avant les labours d'hivers. Mensonges, rétorquent les Egyptiens, qui rappellent que le nuage noir n'existe que depuis 1999. Aux théories les plus fantaisistes (manoeuvres militaires aériennes ou complot international) se mêlent des explications plus vraisembla bles. Avec les 2 millions de véhicules aux échappements mal réglés qui encombrent ses rues, Le Caire détient un record en matière de pollution routière. S'y ajoutent la fumée des cimenteries et autres usines chimiques en proche banlieue, et les émanations des ordures brûlées dans les quartiers populaires. Les conditions climatiques de l'automne achèveraient de con cen trer sur la ville les effets négatifs des multiples sources de pollution.

Amendes. C'est ce qu'affirme le minist

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