Pékin de notre correspondant
Ce n'est pas encore une épidémie, mais le Sras s'est bel et bien réveillé avec l'hiver. A Canton, la grande métropole du sud de la Chine, le premier «cas confirmé» a quitté hier l'hôpital, guéri, sans qu'on sache comment il a été contaminé. Il a été remplacé par une jeune femme de 20 ans, décrétée «cas suspect». Par mesure de précaution, 48 personnes qui ont été en contact avec elle ont été mises en quarantaine, une cinquantaine en observation. A Hongkong, trois journalistes de télévision qui revenaient d'un reportage sur le Sras à Canton ont été hospitalisés avec les symptômes de la pneumopathie atypique et ont subi des premiers examens négatifs.
Au coeur de ce retour du virus, la civette, cet animal sauvage que les Cantonais aimaient déguster, qui subit depuis le début de la semaine un abattage systématique. Selon la presse chinoise, la jeune hospitalisée de Canton serait serveuse dans un restaurant de la ville servant de la civette, et les journalistes hongkongais ont amplement visité les marchés d'animaux sauvages de la ville.
Polémiques. Il n'y a pas de preuve scientifique de la «culpabilité» de la civette dans la transmission du virus à l'homme, et le premier patient sorti hier de l'hôpital a déclaré qu'il n'en avait jamais consommé ni même vu de sa vie. Cela n'a pas empêché les autorités de poursuivre leur extermination des civettes, avant la date limite de samedi. Les conditions dans lesquelles elles sont tuées soulèvent des polémiques :




