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Grippe du poulet: la France se prépare sans fièvre

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Publié le 03/02/2004 à 22h44

Comment détecter au plus vite un cas humain de grippe aviaire qui apparaîtrait sur le sol français ? Quelles seraient les mesures de santé publique à prendre en cas de pandémie ? Alors qu'il n'y a à ce jour aucun cas animal ou humain de grippe du poulet en France et que la question s'est posée en Allemagne (lire ci-dessous), les autorités sanitaires s'activent pour finaliser un plan de réponse. Issues de la Direction générale de la santé (DGS), de l'Institut de veille sanitaire (IVS) et des centres de référence de la grippe, une dizaine de personnes sont mobilisées à plein temps sur le sujet et travaillent en collaboration avec les ministères concernés .

«Tout est prêt.» «Depuis 1968 (la dernière pandémie de grippe, ndlr), jamais la vraisemblance d'une nouvelle pandémie n'a été si forte qu'aujourd'hui», justifie un expert. Avant de rassurer : «Ce n'est pas une situation de crise, tout est prêt pour ce scénario que l'on redoute depuis longtemps. Les principes sont là. Mais il faut travailler d'arrache-pied pour rendre le plan opérationnel, en apportant des réponses concrètes et graduées selon la situation.» En cas d'afflux massif de malades dans une grande ville comme Paris, quels seraient, par exemple, les critères d'hospitalisation ? Faudrait-il regrouper les patients sur un seul hôpital ou leur réserver des lits dans chaque établissement ?

Si le groupe de travail peut s'inspirer du récent plan Sras (Libération du 23 janvier), les différences fondamentales entre les deux infe

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