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Le Gaucho ne serait pas si mortel

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Publié le 27/02/2004 à 23h28

Toxique ou pas toxique pour les butineuses, l'insecticide Gaucho ? Alors que le gouvernement vient de demander un réexamen de son dossier, que l'UFC-Que choisir réclamait hier son interdiction totale, que les apiculteurs sonnent la charge finale avec le soutien du charismatique José Bové (lire ci-contre), voilà qu'une ancienne étude de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'alimentation (Afssa) fait un couac. Révélée hier par le Figaro, elle a été achevée en mars 2001 par l'équipe de Michel Aubert, du laboratoire de Sophia-Antipolis spécialisé dans la recherche sur les pathologies de l'abeille. Son objectif était d'évaluer l'impact, sur ces insectes, d'une alimentation contenant de l'imidaclopride, la molécule active du Gaucho. Résultat : néant. «L'exposition répétée à du sirop supplémenté en imidaclopride à des concentrations comparables à celles mesurées dans le nectar en plein champ n'a provoqué ni mortalité immédiate ni mortalité différée», concluent les chercheurs.

Du miel pour Bayer, le fabricant du Gaucho ? Michel Aubert tempère : «Nous ne disons pas que le Gaucho ne tue pas. Mais force est de constater que cette expérience n'a pas permis de mettre en évidence d'autres effets significatifs qu'une excitation ­ transitoire ­ des butineuses.» Le résumé de l'étude, diffusé hier, se garde d'ailleurs de nier toute implication potentielle du Gaucho dans la surmortalité des abeilles telle que rapportée par les apiculteurs. Il envisage en effet que cette mortalité puisse

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