Menu
Libération

Une bithérapie pour faire reculer le paludisme en Afrique

Réservé aux abonnés

Publié le 20/04/2004 à 0h17

Chaque année, deux millions de personnes dans le monde succombent au paludisme, dont 90 % en Afrique. La moitié des victimes sont des enfants de moins de cinq ans. Pourtant cette maladie n'est pas, aujourd'hui, une fatalité. Il existe un traitement simple qui a fait ses preuves depuis une dizaine d'années en Asie. Il tient en trois lettres : ACT, pour «artemisinin-based combination therapy». C'est sous le signe de ce sigle que Médecins sans frontières (MSF) a appelé, jeudi, à placer de toute urgence la lutte antipaludéenne sur le front africain.

«Dans les années 1950, on caressait le rêve d'une éradication du paludisme ; aujourd'hui, le nombre de cas ne cesse d'augmenter en Afrique», relève Jean-Hervé Bradol, président de MSF France. Un échec dû, en large partie, à l'usage obstiné de thérapeutiques obsolètes. La chloroquine, fer de lance de la lutte antipalu depuis les années 50, reste largement distribuée, alors même que la résistance des souches parasitaires la rend inefficace dans 80 % des cas africains. L'autre vedette, la SP (sulphadoxine pyriméthamine) se heurte également à des résistances croissantes. Pire, ces molécules sont administrées sur simple examen clinique, sans vérification préalable de la contamination (faute, souvent, d'accès à un laboratoire). Un tunnel dont MSF voit pourtant la sortie.

Economie. «Il existe à présent un test de diagnostic rapide du palu», souligne Jean-Hervé Bradol. Un traitement qui élimine le parasite dans le sang du malade est également

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique