São Paulo, de notre correspondante.
Les écologistes ont bien reçu le message : «L'Amazonie ne doit pas être le sanctuaire de l'humanité», a martelé Lula à leur adresse, jeudi, en rappelant que vingt millions de Brésiliens vivent dans les neuf Etats du pays abritant cette forêt et qu'ils «ont le droit de vivre dignement». Le président du Brésil s'exprimait à l'occasion de la signature d'un contrat lançant la construction, par la compagnie publique Petrobras, d'un nouveau tronçon de gazoduc, long de 420 km, qui reliera la ville de Coari à Manaus, capitale de l'Etat d'Amazonas. Cet ouvrage permettra à la région amazonienne de remplacer le diesel par le gaz naturel venu de la province pétro-gazifère d'Urucu, à 258 km de Coari , et d'obtenir ainsi davantage d'énergie à moindre coût.
Replanté. Les défenseurs de l'environnement crient au scandale. Le gazoduc va en effet traverser des forêts primitives et l'ouverture de routes est un vrai cadeau offert aux agriculteurs et autres commerçants de bois qui saccagent l'Amazonie. Selon eux, Petrobras a écarté des alternatives moins coûteuses sur les plans social et environnemental, tel le transport fluvial. «Cette alternative serait bien trop chère pour des quantités aussi grandes de gaz», se défend Ildo Sauer, directeur de la section gaz et énergie de Petrobras. «Le gazoduc est plus économique et ne causera pas de dommages à l'environnement, plaide-t-il en donnant l'exemple du premier tronçon, reliant Urucu à Coari, achevé en 1998. Nous




