Bruxelles (UE), correspondance.
Les saumons nagent à nouveau dans les rivières du «triangle noir», cette partie d'Europe de l'Est située aux frontières de la Pologne, de la République tchèque et de l'ancienne Allemagne de l'Est. Il y a quinze ans, lors de l'effondrement du communisme, cette région minière était considérée comme la zone industrielle la plus polluée d'Europe. Aujourd'hui, grâce au travail des trois Etats et à l'aide communautaire, les poissons sont revenus, les forêts détruites par les pluies acides repoussent et la qualité de l'air est similaire à celle des membres actuels de l'Union européenne (UE). Une success story qui a même permis la création d'une réserve naturelle gérée conjointement par la Pologne et la République tchèque. Un exemple parmi d'autres, le plus symbolique sans aucun doute, mis en avant par la Commission européenne pour montrer que les pays de l'Est ne sont plus ces anciennes démocraties populaires peuplées d'industries lourdes et polluantes.
Gros efforts.
«Les pays adhérents sont sur la bonne voie et ont fait de gros efforts», a voulu souligner la commissaire Margot Wallstrom en présentant, la semaine dernière, un rapport de l'exécutif européen sur l'état de l'environnement dans les dix pays qui rejoignent l'Union. Il ne faut pas se voiler la face : ceux-ci ont encore du pain sur la planche. Trois secteurs en particulier leur posent des problèmes, car ils exigent de lourds investissements : la pollution industrielle, le traitement des déchet




